| | | L'école, etc (n'énervez pas trop Dom svp) | |
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| Auteur | Message |
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Joris Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3090 Age: 33 Localisation: 48°04'07'' N / 01°55'22'' W Date d'inscription: 18/08/2004
 | |  | | Joris Rang: Administrateur

Nombre de messages: 3090 Age: 33 Localisation: 48°04'07'' N / 01°55'22'' W Date d'inscription: 18/08/2004
 | Sujet: Re: L'école, etc (n'énervez pas trop Dom svp) Mar 1 Avr - 22:00 | |
| | Citation: | Des retraités appelés à la rescousse dans les écoles primaires d’Ille et Vilaine
EDUCATION - On croirait presque un poisson d’avril. Alors que le gouvernement s’apprête à supprimer un poste de fonctionnaire qui part en retraite sur deux, l’inspection académique d’Ille et Vilaine a décidé de faire appel à des retraités pour palier un manque d’effectifs dans les écoles primaires du département. Selon l’inspection académique, cette décision a été motivée par une augmentation inhabituelle des congés maternités (+40%) et des congés maladies (+30%) par rapport à l’année dernière. Une lettre proposant des vacations a donc été adressée à 420 enseignants retraités de moins de 60 ans dans le département. “Cette décision est scandaleuse et aberrante, s’insurge le syndicat des instituteurs et professeurs des écoles (SNUIPP). Dans la mesure où les nouveaux enseignants sont en majorité des jeunes femmes, ce problème de remplacements était prévisible et résulte d’une mauvaise gestion du personnel. Dans le même temps, alors qu’il y a dix-huit postes vacants dans le département, il n’y a plus de recrutements depuis décembre. On est seulement dans une logique comptable, plus dans une logique de service public”. Pour 576 élèves supplémentaires prévus en écoles primaires l’année prochaine en Ille et Vilaine, douze postes seulement doivent être créés, indique également le syndicat. P.H.A.
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http://www.liberennes.fr/libe/2008/04/des-retraits-ap.html
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|  | | Kekel Serial posteur

Nombre de messages: 2452 Age: 34 Localisation: Limousin, parfois en France mais PAS EN EUROPE Date d'inscription: 11/11/2004
 | Sujet: Re: L'école, etc (n'énervez pas trop Dom svp) Mar 1 Avr - 22:14 | |
| tout ça, c'est de la faute de Dom' !!  _________________ Carlos en janvier, Henri Salvador en février... les mecs de la compagnie créole doivent pas faire les malins là...
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|  | | Dom' Rang: Administrateur

Nombre de messages: 1822 Age: 32 Localisation: LE VERGER, on earth ;) Date d'inscription: 17/08/2004
 | Sujet: Re: L'école, etc (n'énervez pas trop Dom svp) Lun 19 Mai - 12:00 | |
| Lu sur Rue89: Parue dans le Parisien cette intéressante analyse d'une jeune prof, qui remet quelques pendules à l'heure. _________________________________ Lettre d'une prof en colère Je suis un professeur d'histoire-géographie de 30 ans, enseignant dans un lycée d'Indre-et-Loire, non syndiqué et qui a fait grève pour la première fois de sa carrière cette année. Nous ne travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs - « que » 18 heures par semaine devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 soit 45 heures hebdomadaires. Je suppose, qu'intérieurement, vous vous dites: « vous avez les vacances pour compenser ». Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à Noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd'hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n'est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez: « oui mais vous avez 2 mois en été ». Ces fameux deux mois d'été, il faut le savoir, ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1850 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaire, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois). Pensiez-vous vraiment que l'on nous payait à rien faire durant deux mois ? Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaine, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m'ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l'école, pour s'attirer la sympathie des parents d'élèves qui, eux, travaillent toute la journée. Pensez-vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c'est que nos « vraies » revendications sont tues, étouffées avant qu'elles ne vous parviennent. D'où cette lettre, qui, je l'espère, arrivera jusqu'à tous les parents d'élèves. 52 heures par semaine et classes de 40 élèves Premièrement, notre principale revendication c'est la lutte contre la suppression des postes, certes, la « quantité ne fait pas la qualité », mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d'histoire-géographie en 2 ans, alors que la perte d'effectifs ne s'élève qu'à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les disciplines et à tous les établissements ? Il s'agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu'ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves, soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire ! Qui pourrait tolérer cela ? Une autre solution serait d'augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J'ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l'été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons-nous: pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre, travaillons réellement 35 heures par semaines. Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l'éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seraient pas toujours prêts à temps, les copies seraient rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c'est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seraient moins nombreux, etc. Vers le système anglo-saxon Vous allez répondre que l'on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n'est pas si mal en point que l'on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l'agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l'éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu'il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC ! Après tout, à quoi cela sert-il qu'un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l'université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu'en Angleterre avoir appris l'espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l'enseigner. On vous parle sans cesse « d'échec scolaire », mais ce « pseudo échec scolaire » n'est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m'explique: le gouvernement souhaite absolument que 80% d'une classe d'âge obtiennent le BAC. Tans pis si un élève de 3ème rêve d'être plombier. Les recommandations données et « imposées » aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d'ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec. D'autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser. Tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c'est une 2nde chance, ce n'est pas une sanction). « Nous passons pour des bouffons » A cela s'ajoute le manque de sanction. Combien de parents n'ont-ils pas entendu leurs enfants raconter qu'ils n'ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient « le bordel » ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d'être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s'ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c'est une solution mais dans de nombreux établissements il n'y a pas assez de personnels ou d'heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi. Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d'établissements y sont souvent réfractaires car l'exclusion définitive les met en situation d'échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otage, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d'attendre que l'on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l'éducation et le savoir. Rien n'est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n'est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d'examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d'atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu'avec ses réformes imposées et contre-productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats. Chers lecteurs, j'espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu'à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d'aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous ne critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail. Elisabeth, Tours |
|  | | Kekel Serial posteur

Nombre de messages: 2452 Age: 34 Localisation: Limousin, parfois en France mais PAS EN EUROPE Date d'inscription: 11/11/2004
 | Sujet: Re: L'école, etc (n'énervez pas trop Dom svp) Lun 19 Mai - 13:29 | |
|  trés instructif. _________________ Carlos en janvier, Henri Salvador en février... les mecs de la compagnie créole doivent pas faire les malins là...
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|  | | Dom' Rang: Administrateur

Nombre de messages: 1822 Age: 32 Localisation: LE VERGER, on earth ;) Date d'inscription: 17/08/2004
 | Sujet: Re: L'école, etc (n'énervez pas trop Dom svp) Dim 8 Juin - 17:06 | |
| La journée d'Enzo 3 septembre 2012Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuveet porte le logo d'une grande marque.La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi,elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal. Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.Il a commencé à l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : ilest allé à l 'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle,mais seuls les riches y ont accès.Mais Brice a moins de mal,malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens. L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire*)* qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains ! Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien! Enzo se demande pourquoi il est là. Pourquoi Saïd a dû partir. Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit. Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail. Pourquoi ils sont si nombreux en classe. Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année. Pourquoi il devra prendre le bus. Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi.Pourquoi il n'a pas de lunettes. Pourquoi il a faim. Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations encours et les annonces du gouvernement. Est-ce l'école que nous voulons ? Le gouvernement a-t-il reçu un mandat populaire pour cela ? Qu'attendons nous pour réagir ? http://cynthiabavarde.mabulle.biz/index.php/2008/06/06/143561-l-ecole-en-2012 |
|  | | Dom' Rang: Administrateur

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 | Sujet: Re: L'école, etc (n'énervez pas trop Dom svp) Dim 15 Juin - 19:56 | |
| Incroyable mais vrai... reçu dans ma boite professionnelle il y a quelques temps. Bonjour à tous, ce matin, près de Crevin, un camion de poulets était renversé sur la 4 voies. Il y a 5 minutes, d'autres p..... mais habillés en bleu débarquaient à l'école demander si "des enseignants de l'école allaient participer à des manifestations bientôt"!!!!!!!!!!!!!!!!!! Bien sûr, je leur ai dit la liberté de chacun, y compris la mienne, faisait qu'ils n'auraient pas de réponse de ma part et que ma coopération n'aurait lieu comme d'hab qu'en cas d'enfance en danger. Je crois utile de rappeler que nous n'avons pas à leur donner de renseignements de ce genre et de ne pas se laisser intimider par leur arrivée imprévue. La circonscription de Redon étant en journée "solidarité" mercredi, nous ne pourrons pas assister à l'AG de mercredi mais je transmettrai une "motion" de notre école pour alimenter le débat et les nombreuses propositions qui émergent actuellement.
Philippe Goarnisson directeur de l'école de l'Arc en Ciel 1, rue de Chanteloup 35320 Crevin 02 99 42 41 04
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|  | | Kekel Serial posteur

Nombre de messages: 2452 Age: 34 Localisation: Limousin, parfois en France mais PAS EN EUROPE Date d'inscription: 11/11/2004
 | |  | | Joris Rang: Administrateur

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 | Sujet: Re: L'école, etc (n'énervez pas trop Dom svp) Mer 10 Déc - 17:26 | |
| Oui oui, il s'en passe des choses dans les écoles ces derniers temps... | Citation: | Une frange d'enseignants opte pour la désobéissance LE MONDE | 10.12.08 | 14h35 • Mis à jour le 10.12.08 | 17h18
a "désobéissance civile", façon insoumission, gagne les rangs de l'éducation nationale. Bastien Cazals, directeur de l'école maternelle Louise-Michel de Saint-Jean de Védas, près de Montpellier (Hérault) fait partie de ces nouveaux "objecteurs" de réforme. Et vient d'être informé mardi 9 décembre par sa hiérarchie qu'il était sanctionné d'un retrait de cinq jours de salaire pour n'avoir pas mis en oeuvre dans son école l'aide personnalisée, issue de la réforme de l'école primaire.
M. Cazals avait écrit le 25 novembre une lettre ouverte au président de la République pour lui dire à la fois sa "colère" et sa décision de devenir "un fonctionnaire désobéissant". "Je ne peux plus me taire. Je me dois de réagir", explique-t-il dans cette lettre, non sans insister sur son "profond attachement" envers la République française.
De son désaccord avec les décisions du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, sur l'école primaire, M. Cazals conclut que "l'État ne pourra plus garantir à chaque citoyen les mêmes droits en terme d'éducation", qu'il s'agit là "du déni d'un droit fondamental" et qu'il est donc de son devoir de citoyen "d'entrer en résistance".
En conséquence, il prévient qu'il n'appliquera ni les nouveaux programmes, ni les autres dispositions prises par le ministre. Il veut ainsi "participer à l'émergence d'une résistance citoyenne et non-violente, porteuse d'un projet de société généreux et ambitieux". Ce directeur d'école n'est pas seul. Un "collectif des enseignants en résistance" souhaite "amplifier la désobéissance pédagogique dans les écoles" et appelle les enseignants "à ne plus mettre en oeuvre le dispositif de l'aide personnalisée et à le faire savoir à leur hiérarchie". Ils s'exposent ainsi à être eux aussi sanctionnés pour "service non rendu".
"JE REFUSE D'OBÉIR"
Alain Refalo, professeur des écoles à Colomiers (Haute-Garonne), et "militant de la non-violence" a précédé Bastien Cazals dans la désobéissance. Auteur d'une lettre intitulée "En conscience, je refuse d'obéir" adressée à son inspecteur et largement médiatisée, M. Refalo n'a pas jusqu'à présent été sanctionné, mais il en "assume le risque".
Sur le blog "Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école", abondent les prises de position, les articles, les liens avec les sites amis, les messages de sympathie et les annonces de nouvelles initiatives. Parallèlement, un "appel des maîtres des écoles primaires" pour la démission de Xavier Darcos vient d'être lancé.
Bien que minoritaire, une mouvance est en train de s'agréger. Le ministère de l'éducation y voit la main de "l'ultra gauche". Au risque de sous estimer le rejet qu'il inspire auprès d'une partie grandissante des enseignants du primaire.
Cette nouvelle forme de protestation est aussi l'une des conséquences des multiples déclarations qui, du côté du pouvoir politique, marquent l'indifférence ou le mépris envers les formes traditionnelles d'action syndicale. "Le gouvernement affiche ouvertement qu'il est prêt à affronter des mouvements de grève massifs", relève M. Refalo.
"Je pense que seule l'action radicale peut avoir aujourd'hui un sens qui ne sera ni brouillé par les médias, ni manipulé par les appareils", écrit une maîtresse d'école à ses collègues sur une liste Internet, où elle rêve de "plantages informatiques" massifs. "Assez des grèves qui font ricaner les ministres !", lui répond une collègue.
Luc Cédelle L'effervescence sans la grève pour la journée d'action
La journée nationale d'action mercredi 10 décembre à l'appel de tous les syndicats d'enseignants (sauf le SNALC, classé à droite) ne comportait pas de mot d'ordre de grève. Rassemblements, manifestations, occupations d'écoles, se comptent désormais par centaines. Sur un fond d'effervescence croissante, la tension est grande aussi dans les lycées où une frange d'élèves tente de lancer contre les projets de M. Darcos une "mobilisation" souvent émaillée d'incidents. |
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/10/une-frange-d-enseignants-opte-pour-la-desobeissance_1129196_3224.html |
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